Bonjour bonsoir !
Comment allez-vous ? La semaine n’a pas été trop chargée ? Ici, je commence à reprendre un petit rythme de travail pour me remettre tranquillement dans le bain. J’ai beau adorer les pauses, c’est quand même frustrant d’avoir envie de travailler mais de ne pas pouvoir parce qu’on s’oblige à penser à autre chose ! Pour contrer ça, je vais repartir sur l’un de mes passe-temps préférés : lire et donner son avis sur le livre lu – ça peut aussi être le cas sur d’autres médiums, mais les livres restent le top un.
Ainsi, je vais cette semaine nous plonger dans l’univers de Marie-Christelle de Saint-Denis, la petite rainette aux ailes de papillons, avec son dernier roman Le templier de Valcanville. Bien entendu, comme d’habitude, n’hésitez pas à aller suivre et soutenir l’autrice sur ses réseaux ! Vous pouvez visiter son site ou sa boutique, elle est également présente sur Facebook pour présenter ses actualités.
Vous êtes prêts ? Alors suivez-donc le guide, je vous emmène !

Couverture du templier de Valcanville par Marie-Christelle de Saint-Denis
Résumé du roman : Malia est une jeune fille singulière qui se passionne pour les Anges. Elle dit les voir, les entendre, leur parler. Son grand-père s’en amuse, ses parents beaucoup moins. Mais un jour, à Granville, sa vie bascule : elle devient muette suite à un choc émotionnel. Au fil des années, elle découvre qu’elle est capable de s’exprimer dans une autre langue, qu’elle a accès à des connaissances sans les apprendre. Est-ce un don ? Mais d’où viendrait-il ?
Karsten est fils de mineur. Suite à un accident, il ne peut plus descendre au fond. Le chirurgien de l’hôpital de Creutzwald le prend sous on aile et en fait son apprenti. Il reçoit un maigre salaire mais cela lui permet de payer ses soins respiratoires et de subvenir aux besoins de sa mère. L’homme lui donne également une bonne éducation. Mais pourquoi se médecin est-il aussi charitable avec lui ?
Hiver 1911, le chirurgien est assassiné dans son cabinet. Karsten est accusé par la police prussienne, bien qu’il n’y ait aucune preuve, et doit fuir vers la France, avec l’aide du majordome du médecin et une étrange confrérie. Au même moment, Malia se réveille en sursaut. Elle découvre alors un étonnant secret de famille qui va remettre en cause toute son existence et la mener sur les traces de l’Ordre du Temple et de la Commanderie de Valcanville.
Le templier de Valcanville fait partie de ces livres qu’on ouvre sans vraiment savoir dans quoi on va s’embarquer mais qui intrigue dès le résumé. Suivant pour ma part de très près – quoi qu’un peu fantomatique – les nouvelles de l’avancée de ce récit, j’avais une vague idée de la direction que pourrait prendre le roman sans trop savoir si mes intuitions étaient bonnes ou non.
Nous quittions assez clairement l’univers enchanteur du Royaume Originel, saga précédente de l’autrice et qui a une place spéciale dans mon cœur, pour quelque chose de beaucoup plus ancré dans le réel. Adieu la forêt mystique peuplée de fées et de mages, nous sommes maintenant dans la France du vingtième siècle et plus précisément en Normandie ! Retrouver des lieux familiers était un choix très intriguant et c’est avec un intérêt certain que j’ai entamé la lecture de ce nouveau roman.
Les premiers chapitres plantent très bien le décor dans lequel va évoluer l’intrigue. Nous sommes très proches d’un récit réaliste, avec des informations sur l’époque et les environnements qui nous montrent que l’autrice a fait un remarquable travail de recherche pour retranscrire avec exactitude les mœurs de l’époque et tout ce qui les entourait.
Il n’y a aucun doute que le travail réalisé a été dantesque et ça ne m’étonne pas que le récit ait mis autant de temps à être terminé avec la justesse qu’il fallait. Cependant, on se rend très vite compte qu’on a beau se trouver dans un cadre réaliste, la petite touche de magie qui rendait la précédente histoire si enchanteresse est toujours existante. Entre Malia qui peut voir et comprendre les Anges et cette histoire de pierre magique présentée dès le prologue, on se rend bien vite compte que derrière ce cadre tout à fait banal se cache une histoire beaucoup plus profonde et mystérieuse.
Mystères qui, je dois bien l’avouer, m’ont fait énormément plaisir ! Je suis de ceux qui apprécient des révélations bien dosées et les indices qui les entoure. J’ai de trop nombreuses fois vu ou lu des choses tellement évidentes que ç’en était presque risible et ironique. Ici, l’histoire m’a transportée avec son lot de personnages adorables et bien que j’ai vu les quelques indices parsemés dans le récit, j’ai été agréablement surprise par toutes les implications qu’elles avaient ainsi que leurs conséquences. Et croyez-moi, il n’est pas simple de me surprendre !
J’ai énormément apprécié découvrir les secrets de la famille de Malia et comment elle était reliée à tout ça par le simple fait de pouvoir voir les Anges. D’ailleurs si vous pensez qu’Anges rime avec religion, je vous arrête tout de suite : le récit ne part pas du tout dans cette direction. Alors certes, on y retrouve des passages à l’église, des noms appartenant toute cette histoire religieuse… pour autant, je n’ai pas trouvé cela omniprésent. Nous nous concentrons bien plus sur les personnages et ce qu’ils ont à accomplir, plutôt que sur les pratiques et croyances religieuses qu’impliquent toutes ces références. C’est d’ailleurs ce que j’ai aimé car je trouve que ce sujet a été traité de façon plutôt neutre ; l’autrice a réussi doser la quantité d’informations utiles ou non au récit. Il n’y a pas de superflu !
J’étais également inquiète de la façon dont les Templiers seraient présentés dans le récit. On connait tous au moins de nom la saga de jeu-vidéos Assassin’s Creed je pense et avec toute la notoriété qu’elle possède, j’avais peur que cela se voit dans l’histoire. Ça ou l’aspect religieux originel des templiers. Au final, rien de tout cela ne m’a dérangée durant ma lecture ! Je suis donc prompte à penser que Marie-Christelle a tout simplement pris le temps de s’approprier si j’ose dire l’histoire des Templiers afin d’en faire un récit qui collerait avec ce qu’elle avait besoin de raconter pour ses personnages.
En parlant de personnages, j’ai été très investie dans leur quête ! Ils ont tous leur petit caractère qui les rend si attachants, et j’ai été bien surprise de voir que pour des prénoms d’époque, je n’avais pas grand-mal à les distinguer les uns des autres quand on sait qu’ils avaient tendance à utiliser toujours les mêmes types de prénoms. J’ai tout particulièrement apprécié Karsten qui s’est retrouvé dans toute cette histoire un peu par hasard et par défaut, mais qui n’a jamais dévié de sa route ni de sa mission après la mort de son mentor adoré.
Il m’a aussi été amusant de percevoir chez Malia des traits de caractère qui appartenaient à Amilys, l’héroïne de la saga du Royaume Originel. Je ne sais pas si c’était voulu, mais elles ont de nombreux points communs, à commencer par leur détermination de suivre le chemin qu’elles veulent prendre sans qu’on leur dise quoi faire. Elles ont tendance à suivre leur instinct et leurs envies, plus que la raison et les arguments. Des petites têtes de mule qu’on apprécie pourtant grandement ! Elles sont chacune le cœur de leur récit et sans elles on s’ennuierait beaucoup.
En conclusion, ce livre était fort agréable à lire et je l’ai beaucoup apprécié même si je pense qu’il ne pourra pas détrôner Le Royaume Originel – la nostalgie et l’affection toute particulière que j’ai envers cette saga doit sans doute y être pour quelque chose. Pour autant, j’ai beaucoup aimé l’intrigue et ces nouveaux personnages et je relirai Le templier de Valcanville avec plaisir !
Ce sont sur ces belles paroles que je vais vous laisser. N’hésitez pas à jeter un coup d’œil à ce qu’elle fait et à partager son travail – encore une fois, les auteurs indépendants en ont grandement besoin. Merci pour votre temps et on se dit à une prochaine fois !
Pluviou~