Bonjour bonsoir !
Comment allez-vous ? Il fait excessivement chaud ces derniers temps, j’espère que vous ne cuisez pas trop au soleil. Aujourd’hui, je voulais vous proposer un petit texte que j’ai écrit il y a peu entre deux chapitres de La fontaine des Dieux pour un concours lancé par Alwine ! N’hésitez pas à aller voir ses réseaux elle propose plein de petites astuces concernant l’écriture d’une histoire et ça vaut honnêtement le coup si vous êtes débutants… et une piqûre de rappel ne fait jamais de mal pour quelqu’un de plus avancé également.
Je précise en passant que si je ne publie plus beaucoup en ce moment, c’est que je suis à fond sur l’écriture des derniers chapitres de La fontaine des Dieux ! Je ne suis vraiment, vraiment pas loin d’écrire la fin donc je préfère me concentrer dessus ! Ça et je n’ai pas été beaucoup chez moi ces dernières semaines donc ça n’a pas aidé. Mais j’ai très hâte de vous montrer ce beau bestiau !
Pour en revenir au concours, il y avait plusieurs impératifs :
– 600 mots maximum, d’où le fait que le texte est très court
– la scène doit se passer en été
– il faut au moins un dialogue
– deux personnages maximum et l’un des personnages doit être critique et dédaigneux envers l’autre
Et nous n’avions pas le droit de mettre de note de contexte ni rien, on devait happer les lecteurs sans rien expliquer donc… eh bien, bonne lecture je suppose ? Vous allez voir, j’ai ramené un personnage que vous connaissez bien depuis le temps !
Les vacances d’été étaient depuis toujours signe de liberté et de paix : pas de devoirs insupportables, pas de professeurs stricts, encore moins de camarades hargneux qui ruinaient l’ambiance de la section. Capucine était heureuse d’être débarrassée d’eux pendant quelques semaines et comptait bien profiter de son répit. Assise à l’ombre près de son point d’eau favori – l’étang au fond du jardin de ses parents –, la jeune mage passait son après-midi à tester de nouvelles façons d’utiliser ses dons d’eau.
« Alors, on a peur de ne pas être à la hauteur ? »
Capucine sursauta à l’entente de cette voix moqueuse : et pour cause, elle en connaissait le propriétaire ! Vive, elle s’éloigna de son comparse, un adolescent de sa promotion nommé Cyprien et avec qui la relation était… au mieux compliquée ? Que faisait-il ici ? N’avait-il donc rien d’autre à faire que de pourrir ses vacances, seul moment où elle n’était pas obligée de le croiser ? Il la toisait de son insupportable air supérieur qui le rendait si méprisable.
« Que fais-tu là ? grogna-t-elle, détestant la présence de son rival dans son havre de paix.
– Remarque, cingla-t-il de son habituel ton dédaigneux comme s’il continuait sa conversation tout seul, tu as bien raison de t’avancer sur le programme si tu ne veux pas te retrouver dans les derniers de la classe… là où est ta place. »
Capucine haussa un sourcil. Les derniers de la classe ? Avait-il oublié que la scolarité n’était pas une compétition ? Elle n’avait pas envie de se battre avec lui aujourd’hui, elle était déjà exténuée de devoir se défendre durant les cours alors le faire quand elle était en pause…
Cependant, il était aujourd’hui chez elle, dans son coin de repos, en train d’empiéter sur son territoire en se croyant chez lui. Il était hors de question qu’elle le laisse impunément faire. Caïd de la classe ou non, Capucine avait déjà suffisamment eu affaire à lui pour savoir ce qui le rendait furieux… ou le mettait tellement mort de honte qu’il partait en courant.
« Va-t’en Cyprien, siffla-t-elle telle une vipère. Tu es chez moi ici.
– Désolé madame la princesse, je ne savais pas que vous aviez les droits sur tous les points d’eau de la ville ! ironisa l’adolescent avec une mimique condescendante, un sourire au coin des lèvres.
– Intrusion sur une propriété privée, tu sais ce que ça coûte au moins ?
– Sans doute moins cher que la facture d’hôpital quand je t’y aurais envoyé, sale peste. »
Son ton était passé au lugubre. Il plissa les yeux et sortit de son veston un poignard qu’il pointa vers le visage de sa rivale. Les poils de Capucine se hérissèrent sur ses bras et un frisson parcourut son cou. Était-il fou ?! Serrant les dents, elle recula et avisa le point d’eau près d’elle. Elle pouvait se défendre avec sa magie élémentale… mais celle de Cyprien était aussi l’eau. C’était quitte ou double et elle n’aurait le droit qu’à une seule chance.
Elle décida finalement de tester l’une de ses nouvelles techniques : geler son eau pour en faire de la glace, particularité que tous les hydrokinésistes n’étaient pas toujours en mesure d’effectuer.
« Désolée, tu n’auras pas ma peau aujourd’hui p’tit caïd. »
Sur ces paroles et avec vivacité, elle récupéra une petite vague d’eau dans l’étang qu’elle gela instantanément et avec laquelle elle assomma l’adolescent en face d’elle. Quand elle fut sûre qu’il était hors d’état de nuire, Capucine put enfin souffler et décida de ne pas cacher l’incident à ses parents comme elle avait pu le faire par le passé. Son père faisait partie de la Brigade. Il saurait gérer cet incident.